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Startups, quel est votre plan B ?

Article de Cédric Labeau

Vous avez élaboré LE plan qui mènera votre startup au sommet. Vous en êtes tellement convaincu(e) que vous n’envisagez pas de scénarios différents ! Mais sincèrement, si celui-ci échoue, qu’envisagez-vous de faire ? De pleurer toutes les larmes de votre corps en voyant votre rêve se briser en mille morceaux ?

Je ne suis pas pessimiste mais réaliste. Tous vos plans n’atteindront pas les objectifs que vous visez. Même les meilleurs buteurs ne marquent pas à tous les coups…

On entend souvent qu’un entrepreneur ne doit avoir aucun doute, ne jamais abandonner et aimer prendre des risques. Même s’il y a un (tout petit) peu de vrai dans ces affirmations, mieux vaut être équilibré afin de ne pas devenir borné, aveugle et inconscient… Il faut donc vous attendre à des échecs, à de bonnes gamelles qui forgent l’humilité.

Mais l’important est d’être prêt. Prêt à l’accepter et prêt à rebondir immédiatement en ayant toujours sous le coude un plan B. Pour vous en convaincre, voici 4 bonnes raisons d’élaborer des plans « alternatifs » le plus tôt possible.

Pas de panique !

Au lieu de tomber dans le « et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? », un plan B permet d’affronter l’échec sans qu’une sinistrose s’installe au sein de votre équipe. En étant préparé à cette éventualité, personne ne se retrouve découragé au point d’abandonner le navire. Il suffit de mettre à exécution votre plan B  et c’est reparti.

Réactivité et dynamisme

Si vous n’envisagez pas d’autres scénarios, vous serez pris de court en cas d’échec. En plus de perdre du temps (alors que vous en manquez) à devoir recréer un autre plan dans la précipitation, il vous faudra une énergie considérable pour remotiver votre équipe (et vous-même au passage). Et quand le moral n’est pas là, il est difficile d’avoir les idées claires et une vision forte.

Savoir dire « Stop »

En effet, si vous avez un plan B, c’est que vous avez clairement défini le moment où vous devez renoncer à votre plan A foireux et lancer le nouveau. Au lieu de continuer à creuser alors que vous êtes déjà à six pieds sous terre, vous saurez vous arrêter sans craindre de n’avoir aucune « issue de secours ». Ainsi, vous ne vous obstinerez pas dans la mauvaise direction comme s’il s’agissait de la seule et  l’unique solution pour réussir.

Être à l’affût

Elaborer un plan B évite de vous enfermer dans une vision trop restreinte, dans un rêve qui se transforme en idéal au point de vous aveugler et de vous faire rater les opportunités qui se présentent. Certaines startups échouent uniquement pour cette raison. Les conditions pour réussir sont pourtant toutes réunies. Le produit est là, l’équipe également, seule la stratégie choisie n’est pas la bonne. Et les opportunités passent sans que personne ne s’en aperçoive.

Envisagez donc différentes directions pour votre startup afin d’être capable de déceler, saisir et exploiter rapidement ces opportunités.

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5 Réponses à Startups, quel est votre plan B ?

  1. Emmanuel 18 février 2013 at 11:58 #

    Il n’y a pas de honte à pivoter… Fab.com en est un parfait exemple.

    https://fr.slideshare.net/fabulis/fab-2011-timeline

    Par contre cela ne se fait pas au dernier moment… il faut des sous pour tenir durant la transition !

  2. Xavier 18 février 2013 at 12:58 #

    Bonjour,

    Nous avons pivoté chez 1001 Menus et ce fut une expérience très enrichissante pour nous.

    Bonne chance à tous!

    Xavier

  3. Cédric Labeau 18 février 2013 at 23:53 #

    @Xavier

    Je viens de regarder ton lien. Très intéressant! 🙂
    C’est difficile de juger le moment où il est préférable d’abandonner un plan. On a toujours peur que ce soit trop tôt tout en se demandant s’il n’est déjà pas trop tard.;)
    Comme tu le dis à la fin de ton article, un regard extérieur d’un personne d’expérience peut vraiment aider à analyser la situation.

  4. Chris 19 février 2013 at 10:42 #

    Bonjour,

    Il est dans l’ADN d’une start-up d’évoluer constamment et de changer ses plans initiaux.
    Il y va de sa survie.

    Nous avons tous été confrontés à ça: entre le business plan de départ et la réalité X mois plus tard, il y a bien souvent un monde. Parfois, c’est une virage à 380 degrés qu’il faut réaliser.

    La difficulté de modifier les plans initiaux repose sur une foule de paramètres:

    L’entreprise a t-elle les fonds disponible ? le staff est-il prêt a suivre ? les associés sont-ils prêt a faire leur révolution intellectuelle ? quid de l’ego et de la susceptibilité des uns et des autres ? quid de la réaction des investisseurs ? stop or go ? Bref, il y a beaucoup de variables qui rentrent en jeux et le temps presse toujours …

    Cependant, la fragilité intrinsèque de la start-up me semble largement compensée par sa capacité à évoluer rapidement. La start-up est par définition “agile” par rapport a une entreprise plus établie et structurée. C’est là toute sa force.

    Il reste a anticiper toutes ces évolutions. Ce n’est pas simple, jamais. Mais la réussite d’une entreprise n’est-elle pas aussi une question de “timing” ? (the right men in the right place)

    Bonne journée à tous !

    @ suivre …

    Chris

  5. stef_context-up 10 août 2013 at 11:50 #

    Très bon article.
    Nous y sommes souvent confrontés.
    Il faudrait ajouter aux exemples cités la société “Criteo” qui n’a pas trouvé son modèle immédiatement mais a su écouter ses premiers clients pour évoluer efficacement.

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