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Quel avenir pour les Accélérateurs de Startups ?

 Article d’Anthony FITOUSSI

Dans l’univers de la création d’entreprise, le time to market est souvent décisif. En effet, plus une startup parvient rapidement à mettre au point sa promesse client et son modèle économique et plus elle a de chances de devenir une success story. Il existe désormais un moyen pour prendre quelques mois d’avance sur la concurrence, les accélérateurs de startups.

 

Le concept : accélérer les réussites entrepreneuriales

Le deal est simple, d’un côté des aspirants entrepreneurs avec une idée géniale sélectionnés sur dossier et en entretien, de l’autre des experts qui souhaitent s’impliquer dans l’éclosion des futurs champions de la nouvelle économie. La rencontre se fait en général à travers un petit ticket de financement d’amorçage, 10 à 15K€ contre 6 à 8% du capital en moyenne, et un programme intensif (3 à 6 mois) de travail, de coaching et de formation.

Pendant le programme, les équipes entrepreneuriales retenues affinent leurs concepts, façonnent leurs produits, définissent leurs modèles économiques et se forment à leurs futures vies de chefs d’entreprise.

Les conseils de pros et l’émulation entre les participants créent un environnement favorable pour stimuler le processus de création. Les événements organisés et le carnet d’adresses des mentors permettent d’acquérir un début de visibilité au sein de l’écosystème.

A la fin du programme, les rescapés ont la possibilité de pitcher leurs projets lors d’un demo day auquel sont conviés des investisseurs potentiels.

De l’éclosion à l’essaimage

Le top départ du concept a été donné par Y Combinator et TechStars qui se sont lancés respectivement en 2005 et 2006 aux Etats-Unis. Aujourd’hui, ils ont plus de 500 startups accompagnées à leur actif dont Dropbox et Airbnb pour le Y Combinator.

Le phénomène s’est ensuite propagé à l’ensemble des Etats-Unis, avec plus d’une centaine de structures créées entre 2007 et 2012, puis s’est exporté en Europe et en Asie, avec notamment Seedcamp comme locomotive au Royaume-Uni. Malgré une offre désormais conséquente, peu de structures se démarquent des modèles introduits par le Y Combinator et TechStar. Aux Etats-Unis et dans les grandes capitales européennes, les candidats sont nombreux et plusieurs acteurs parviennent aisément à cohabiter dans une même région.

Mais les premiers signes de méfiance commencent à se faire entendre. Des observateurs avisés s’inquiètent de l’apparition d’un nombre d’acteurs trop important au détriment de la qualité. Aziz Gilani souligne qu’au moins 200 accélérateurs ont été recensés dans le monde en 2012 et que de plus en plus de startups ne parviennent pas à capitaliser sur leur passage au sein de l’une de ces structures pour lever des fonds ou même pour survivre. Les exemples d’échecs sont en effet de plus en plus fréquents.

Et la France ?

En France, la course à l’armement a tardé à démarrer. Le Founder Institute a tiré le premier avec une  première promo en mars 2010. En janvier 2011, Le Camping a été la première structure crée en France à ouvrir ses portes. Mais c’est en 2012 que le phénomène a réellement pris de l’ampleur. Pas moins d’une dizaine d’actes de naissance d’accélérateurs « à la française » ont été enregistrés dont notamment l’Accelerateur, NextStars, Dojoboost, 50 Partners, Startup42, Microsoft Spark, The Family.

Rien de révolutionnaire à l’horizon, les exemples convaincants venus de l’étranger étant légion, beaucoup sont très largement inspirés des références américaines. Chaque acteur  s’appuie sur le profil des fondateurs et mentors et quelques légers points de différenciation pour communiquer et recruter les meilleurs candidats. Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact des accélérateurs français dans le décollage des startups qu’ils encadrent, en revanche on peut déjà noter que les événements réguliers qu’ils organisent sont à l’origine d’un regain de dynamisme de l’écosystème parisien et qu’ils renforcent les opportunités d’échanges entre entrepreneurs et investisseurs.

Pour l’instant, la France peut absorber cette prolifération, tant les candidats à la création du prochain Google y sont nombreux. 550.000 entreprises créées en 2012, dont de nombreuses startups. Cependant, à l’exception de quelques exemples de leaders mondiaux comme Dailymotion, Dassault Systèmes, UbiSoft, Criteo ou Total Immersion, la scène technologique française est encore trop éclatée en une multitude de PME qui luttent pour survivre. Les accélérateurs sont peut-être le chainon manquant pour faire le tri entre tous ces projets de créations d’entreprises et préparer l’envol international de sociétés bâties sur des fondations solides.

Vers une spécialisation et une concentration du marché

Le marché américain des accélérateurs est déjà très proche de la maturité. On commence à voir apparaitre de nouveaux modèles qui s’appuient sur une spécialisation très précise comme l’éducation (Imagine K12), la santé (RockHealthDreamit Health) ou les cleantechs tout en conservant une prédominance technologique. En revanche très peu osent s’aventurer au-delà des frontières des startups technologiques qui offrent la plus grande propension à générer une valeur de revente élevée à partir d’un investissement initial réduit.

D’autres acteurs déjà bien installés misent sur la couverture géographique pour capter d’avantage de candidatures. Après avoir dupliqué leurs programmes dans plusieurs villes américaines DreamIt Ventures, Dogpatch Labs ou Startup Bootcamp ont poursuivi leur développement au-delà des frontières nationales. A son tour, TechStars vient tout juste d’avancer ses premiers pions en Europe en annonçant le rachat de Springboard, un des accélérateurs les plus appréciés du vieux continent.

Il se pourrait bien qu’on assiste prochainement à d’autres tentatives d’implantations similaires en Europe ou en Asie ou que cela initie un mouvement de concentration qui permettrait de renforcer la qualité et l’attractivité des meilleurs programmes.

Un nouveau terrain de chasse pour les Business Angels ?

Les investisseurs en capital français, et plus particulièrement les Business Angels et les sociétés de capital-risque, pourraient bénéficier grandement de cette vague de création d’accélérateurs. Les programmes sont très souvent conçus dans l’optique de répondre aux interrogations des investisseurs (complémentarité de l’équipe, pertinence du positionnement, crédibilité des objectifs, …). On peut aisément supposer qu’une startup passée par l’essoreuse d’un accélérateur en ressort armée pour franchir les écueils relatifs à la phase de lancement et même anticiper les évolutions à prévoir pour la phase de croissance. Ainsi un Business Angel qui s’implique au sein d’un programme peut s’appuyer sur le premier écrémage réalisé par l’accélérateur pour réduire le temps et le coût lié à la sélection des dossiers, puis profiter d’un accès privilégié à des dizaines de cibles qualifiées.

Mais la multiplication des intervenants brouille la visibilité sur la qualité des programmes. Les quelques accélérateurs qui présentent une antériorité suffisante pour revendiquer des résultats positifs sont aussi les plus prestigieux et les plus à même d’attirer les meilleurs candidats. L’écart en terme de notoriété et de crédibilité entre les quelques accélérateurs de référence et la grande majorité des structures recensées laisse supposer que l’on retrouve ce décalage au niveau de la capacité à rentabiliser un portefeuille et à influer sur le taux de réussite des participants.

Le secteur des startups technologiques reste un secteur risqué. Si l’accélération permet de gagner du temps pour franchir certains obstacles, la majorité des entreprises absorbent plus de cash qu’elles ne pourront en générer ou sont contraintes de pivoter, voire de disparaître. Le rôle des accélérateurs sera donc d’atténuer ce risque d’échec et d’orienter les investisseurs vers des projets mieux préparés.

Ajout du 9 mars 2013 :

Devant l’intérêt suscité par cet article et le manque d’informations disponibles, Business Angel France a décidé de préparer un comparatif des structures d’accélération de startups en France. Vous le retrouverez dans les prochains jours.

Ajout du 18 avril 2013 :

Le premier comparatif des accélérateurs français est disponible sur Accélérateur de startup.  

 

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13 Réponses à Quel avenir pour les Accélérateurs de Startups ?

  1. Alain Baritault 7 mars 2013 at 17:53 #

    Votre article est intéressant mais vous mettez tous les accélérateurs a peu près sur le même plan alors qu’en y regardant de plus près, il y a des différences notoires qui peuvent donner des indications intéressantes sur la dynamique de l’évolution future des accélérateurs.
    La première et la principale est le mode de financement de cet accélérateur: est-il financé par des fonds publics ou pas? Si non, d’où proviennent les fonds du ticket d’amorçage et à quelles conditions sont ils accordés? Cela conditionne grandement ses objectifs et son mode de fonctionnement.
    Les autres points importants de différenciations entre les accélérateurs semblent être, le recrutement, l’hébergement ou pas, le financement à priori ou pas et enfin la structuration du suivi.

    En effet, le fait de donner 10 ou 15K dès le départ conditionne beaucoup le recrutement et le suivi dans la mesure ou personne ne veut « jeter » 10 ou 15 K à priori, et qu’il est difficile de voir si un projet dit « early stage » a un potentiel de succès ou pas, avant de connaitre l’équipe et le projet plus dans le détail. Donc « l’essoreuse » que vous mentionnez, ne fonctionnera pas de la même manière si il y a 10 ou 15K avant ou pas et si ces 10 ou 15 K proviennent des investisseurs qui attendent les startup à la sortie ou pas. En d’autres termes, l’essoreuse est elle entre les mains des investisseurs ou pas? Ou encore, dans quelle mesure les investisseurs peuvent-ils faire confiance à une « essoreuse » dont ils ne connaissent pas le fonctionnement?
    Au Founder Institute que j’ai installé à Paris en février 2010, le modèle adopté (et qui est appliqué mondialement) est assez unique en France et centré sur une phase d’accélération très structurée et intense, sans ticket au départ. Nous avons déjà vu passer plus de 150 porteurs de projets en 6 semestres de 4 mois et nous commençons à dégager quelques tendances statistiques plutôt positives, même si le succès ou l’échec d’une startup est difficile à mesurer.
    N’hésitez pas a me contacter si vous souhaitez aller plus loin dans votre investigation.

  2. Anthony FITOUSSI 7 mars 2013 at 20:49 #

    M. Baritault,

    Je vous remercie pour votre contribution à la discussion. Vous avez évidemment raison, chaque accélérateur à ses spécificités, mais l’idée de l’article est de présenter une tendance générale. Les liens vers chacun des acteurs français permettent d’approfondir ces spécificités, et il est aussi intéressant que vous ayez la possibilité de les évoquer en commentant l’article.

    Il me semble que le Founder dispose d’un atout non négligeable, qui est sa notoriété internationale et la qualité de son programme, qui lui permet d’être le seul programme payant à Paris, mais l’apparition récente de nombreux concurrents, dont on ne peut encore juger de la qualité, mais qui proposent un accès gratuit et en plus un ticket de financement, va peut être modifier certains paramètres, à moins que la concurrence ne contraigne à revoir à la baisse les critères de sélection.

    L’apport de capitaux est bien entendu un levier important pour convaincre les meilleurs candidats. Il n’est pas surprenant non plus, que des relations étroites entre accélérateurs et investisseurs puissent exister dans la mesure où leurs objectifs convergent. Identifier des projets à fort potentiel et leur permettre de le réaliser, et donc multiplier les chances de générer un retour sur investissement.

    Si vous souhaitez les partager, je pense que beaucoup de porteurs de projets pourraient être intéressé d’apprendre quels sont vos critères (levées de fonds, reventes, échecs…) pour mesurer le succès de vos participants, et quelles sont les statistiques positives que vous avez obtenues.

    Anthony Fitoussi

  3. Jerome Masurel 7 mars 2013 at 21:36 #

    Bravo pour ce bel article sur un sujet effectivement passionnant. L’Ecosysteme entrepreneurial français se structure et c’est une excellente nouvelles pour les startups et l’economie française en général à mon avis.

    C’est également une source de qualification de projets pour les Business angels et cela facilite fortement les financements.

    Une précision sur l’environnement des incubateurs/accélérateurs : je pense qu’il est important de distinguer les programmes courts (3-6 mois) qualifiés d’accélérateurs des programme d’accompagnement plus long terme : les incubateurs. De la même façon on distingue les programme gratuits, les programmes payants, et les programmes d’association. Cela change beaucoup l’implication et les perspectives.

    Si je prends le cas de 50 Partners, il s’agit d’un programme long terme au travers duquel les Partners sont associés à quelques projets seulement (5-6/an) pour les accompagner tout au long du développement de l’entreprise.

  4. Daniel Jarjoura 8 mars 2013 at 10:28 #

    Je suis assez d’accord avec les commentaires précédents : bien qu’il y ait une tendance générale qui se dégage de la pédagogie des accélérateurs, il y a effectivement des différences très tranchées entre leurs différents modèles économiques.

    J’en recense 3 principaux : supporté par des fonds publics (la plupart des incubateurs, le Camping en partie), supporté par des entreprises (StartUp42, Le Camping, Spark), supporté par le futur succès des startups via la prise de participation (les autres programmes cités).

    Au-delà de notre capacité à « propulser » les futurs champions de demain, je pense que temps démontrera également la pertinence de chaque modèle économique.

  5. Balthazar de Menthon 8 mars 2013 at 12:31 #

    Etant passé par l’un de ses accélérateurs, je trouve que la valeur d’un accélérateur est indiscutablement le mentoring qu’il propose. Cette période nous a permis de nous poser les vraies questions sur notre business (celles qui fâchent…) et d’avoir une vision à moyen/ long terme, ce qui n’est pas toujours facile pour un entrepreneur « débutant »!). Et de ce point de vue là je trouve très intéressant d’avoir un ou deux vraiment spécialisés, qui connaissent véritablement votre secteur d’activité. Je pense aussi qu’être hébergé par le programme est un vrai plus pour profiter au maximum du mentoring (en plus du coté « esprit de promo » qui peut aussi avoir un impact positif!).

  6. Christian Travier 8 mars 2013 at 19:46 #

    Bonjour

    Article et commentaires très intéressantes. Oui, il y a pas mal de différences dans les modèles et il faudrait donc peut-être définir mieux ce qu’est un accélérateur.

    Dommage par contre que comme toujours, le focus soit parisien. Depuis 2007, nous avons lancé un accélérateur qui fonctionne toujours (Idénergie, http://www.idenergie.fr) , mais étant en Province, il n’apparait pas dans les radars. Dommage car en regardant de près, on pourrait y trouver quelques qualités.

    Bien cordialement

  7. Alain Baritault 9 mars 2013 at 18:03 #

    Effectivement Christian, tu as raison de mentionner l’aspect régional de l’accélération et de l’incubation des startup. Beaucoup de régions cherchent à combiner accélération, incubation et subventions, mais il est difficile de monter des programmes d’accélération locaux avec des mentors locaux et les objectifs affichés ne sont pas toujours aussi clairs qu’ils en ont l’air. Certaines s’y prennent plutôt pas mal, mais sont handicapées par le centrisme parisien des affaires et des investisseurs. Il y a pourtant beaucoup de talents en régions.

    Ayant toujours été intéressé par l’impact des technologies sur le développement des régions et l’aménagement du territoire, ce point de vue me parait essentiel et n’est que peu souvent abordé par les hommes politiques (voir le dernier rapport Duflot sur l’aménagement du territoire, ou aucun homme d’entreprise ne s’exprime). Il me semble, d’expérience, qu’un programme d’accélération valable ne peut prendre sa vraie mesure qu’après 4 ou 5 ans seulement, voire plus selon son business modèle, son mode de financement et ses objectifs réels. Il faut en effet construire un tissu dense de relation avec l’écosystème économique, avec une vision stable. Mais 5 ans est bien au delà de la vision des hommes politiques aujourd’hui…

  8. Pascale 14 mars 2013 at 16:13 #

    Bonjour à tous et merci pour ce coup de projecteur sur les accélérateurs français.

    A Lyon, nous (entrepreneurs et anciens orga ds Startup Weekends Lyon) tentons aussi une expérimentation d’accélérateur. Je dis « expérimentation » car nous apprenant en marchant 🙂 et que c’est assez récent (boostinlyon.fr)

    Notre mode associatif nous permet une bonne souplesse, appréciable lorsqu’on initie ce genre de projets dans une ville où l’écosystème n’est pas celui de New York.

    Cependant, on essaie d’être vraiment le plus qualitatif possible. Lorsque l’on monte ce type de projet, il faut vraiment être irréprochable. On encadre des gens, qui misent parfois bcp sur leur projet d’entreprise. Choisir les bons mentors, le bon cadre, faire en sorte que les équipes se posent les bonnes questions et ne pas leur imposer notre vision… bref, rien de facile.

    J’espère en tout cas que la coopération entre accélérateurs va se développer en France et que chacun partagera en toute transparence ses résultats.

    Par contre, attention à ne pas avoir plus d’incubateurs, de coworking space et d’accélérateurs que d’entrepreneurs 🙂

  9. Gilles Bouchard 16 mars 2013 at 21:15 #

    Anthony,
    Excellent article !
    Patrick,
    Excellent choix de rédacteur en chef !

    Il serait effectivement très intéressant d’établir un comparatif des différents modèles d’accélération existant : « Involved Investor model », « Venture Fund model », mais également « Accelerator to Entrepreneur » dont vous ne parlez pas ici.
    Sont également assez rarement soulevées les problématiques inhérentes aux modèles les plus courants :
    Engagement opérationnel quotidien des mentors entrepreneurs auprès des startups, qui peut rapidement décliner au profit d’une activité de gestion de portefeuille d’investissement de plus en prenante ;
    Risques d’arbitrage d’investissement qui peuvent privilégier le court terme par rapport au moyen/long terme dans lequel s’inscrit le décollage des startups.
    On en reparle quand vous voulez.
    g.o.bouchard@ gmail.com

    Voir article « Pour un nouveau modèle d’accélérateur » http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2013/03/11/cercle_67481.htm

  10. Alain Baritault 17 mars 2013 at 12:14 #

    Merci Gilles de mentionner ce que vous appelez le modèle « Accelerator to Investors » qui se concentre sur l’accélération et soulève pas mal de points délicats sur la meilleure manière de détecter (sélectionner) et d’accompagner les équipes de startup, et de les suivre de façon efficace jusqu’à leur réussite.
    Faut-il investir dans un projet et ensuite l’accélérer, ou bien s’assurer que le projet est valable (équipe + projet+ business modèle)ce qui suppose une accélération préalable et ensuite investir dedans… Je pense que c’est là que repose la vrai problématique de l’amorçage et de l’accélération des startup… Sur quels critères dire qu’un projet (une équipe) doit (peut) être accéléré? Combien va coûter le processus d’accélération? Qui va le financer? Qui doit l’effectuer et comment? A quel moment faire entrer des investisseurs? L’entrée des investisseurs est très importante, mais introduit toujours un biais dans l’évolution de la startup.
    Depuis 3 ans que le Founder Institute existe à Paris, nous avons été confronté a cette problématique. Le choix qui a permis au Founder Institute de prendre rapidement une place au niveau mondial a été de nous concentrer sur une sélection plus rigoureuses des candidats et sur le processus d’accélération…sans investissement préalable ou a posteriori dans la société, en facilitant au maximum l’accès aux investisseurs extérieurs. Nous commençons à voir les résultats.

  11. Laurent Guyot-Sionnest 20 mars 2013 at 9:13 #

    Bonjour,
    Oui, bon sujet et bon début d’échanges.
    Boostons Votre Startup est un accélérateur dont le business model est différent des autres. Il est basé sur l’existence en Île de France d’une grande quantité de quadra+ compétents en Marketing et Ventes B2B disponibles du fait de la démangeaison des Quadra et des lois de la pyramide hiérarchique. Il part aussi du principe que l’argent est chez les clients B, tant comme clients que comme diffuseurs rapides d’une techno dans le monde. Enfin, les conseilleurs sont gentils mais il n’y a pas de meilleur acid test que d’être rémunéré aux résultats (ventes, levées, valorisation). À la base, BVS va s’intéresser à une startup (= qui n’a pas encore trouvé un bon business model rentable, soit pour grandir de façon autonome, soit pour intéresser des business angels) et après analyse lui proposer au moins un consultant opérationnel qui croit pouvoir lui trouver des clients et des marques d’intérêts dans les quelques mois à venir… puis l’accompagner pour lever ou faire de grosses ventes ou partenariats B2B (ou B2B2C selon la techno de la startup). Savoir qui peut être intéressé par une techno (qui peut servir à bcp d’offres et de business models) n’est pas à la portée rapide de startupiens techos et ils n’ont pas les moyens de trouver le commercial généraliste qui saura trouver rapidement à qui vendre quoi…
    Qui veut accélérer notre accélérateur ?
    lgs@boostonsvotrestartup.fr

  12. Gilles Bouchard 20 mars 2013 at 9:49 #

    Projet très intéressant.
    Etes-vous déjà lancés ou en voie de vous lancer ?

  13. Laurent Guyot-Sionnest 20 mars 2013 at 10:26 #

    @Gilles Bouchard : La société des partners n’est pas créée mais nous avons un client et des prospects, tant startups que consultants.
    lgs@boostonsvotrestartup.fr

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