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Planter sa boite oui, mais…

Article de Patrick Hannedouche

Le regard sur l’échec entrepreneurial est en train de changer en France et c’est une très bonne nouvelle. Maintenant, ne poussons pas le bouchon trop loin et reconnaissons que c’est quand même plus cool de réussir que de se planter !

 Echec entrepreneurial

De mon côté, ça ne me dérange pas quand un entrepreneur me présente son projet en me disant qu’il s’est planté précédemment, à trois conditions :

  1. Il a compris pourquoi il s’est planté, en a tiré les conclusions et assume son échec. 
  2. Il a fermé proprement et humainement sa boite, notamment vis à vis de ses collaborateurs, fournisseurs et actionnaires. Je peux vous dire que c’est trop rarement le cas et que la non transparence sur ce sujet sensible me fait stopper très vite la relation de confiance indispensable entre un investisseur et un entrepreneur.
  3. Il s’est donné le temps de se refaire une santé mentale et financière comme salarié par exemple avant de repartir pour une nouvelle aventure entrepreneuriale.

Et vous, quel est votre avis sur l’échec entrepreneurial ?

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2 Réponses à Planter sa boite oui, mais…

  1. Alexis V 19 février 2014 at 19:27 #

    Cher Patrick,

    Si je comprends bien cet article , il s’agit des conditions du rebond après avoir liquider une société.

    Effectivement, je suis d’accord avec toi sur les points que tu évoques :

    – Analyse profonde sur les raisons de son echec à la fois pro mais aussi perso car les deux sont intimement liés..=> En parler, échanger, permet de capitaliser et d’en tirer tous les enseignements … d’une grande valeur pour la suite ..

    – Energie : je crois qu’il faille se “refaire”, psychologiquement, financièrement pour retrouver l’énergie d’entreprendre.. Le gout sera toujours là mais la sortie d’une liquidation épuise.. il faut se laisser du temps de se remttre de tout çà . Pour ma part, cette énergie je l’ai retrouvé en partant au Canada pour quelques mois…

    Après 30 mois , du chomdu sans chomdu, des missions dans des startup, un voyage professionnel à l’étranger, j’ai redémarré une activité à mon compte avec de belles perspectives et dans de bonens conditions.. La route est longue, seul la trajectoire compte. Mais ma vision de l’entreprenariat est bien différente de ma première aventure.Elle est plus sereine ,je dirai !

    @+

  2. Cédric Labeau 24 février 2014 at 16:45 #

    Je te rejoins entièrement. Je pense également qu’un échec est positif du moment où l’on est capable d’analyser les erreurs qu’on a faites et de ne pas rejeter la faute sur ses associés, son fournisseur et sa belle-mère 🙂

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