Top

Business Angel France aime LeBusinessPlan.fr

Dans la foulée des articles consacrés au BP comme Vers la fin du business plan ?, Business Angel France a rencontré Margaux Derhy, l’une des meilleures spécialistes du sujet. Voici son interview.

Bonjour Margaux, je vous laisse vous présenter

Bonjour Patrick, Bonjour Business Angel France. J’ai créé l’agence La Petite Etoile qui a pour but d’aider les entrepreneurs à mettre en place leur business plan afin d’estomaquer les investisseurs. C’est vraiment cela le but de notre travail, faire ressortir les points forts des projets et structurer au mieux le discours pour capter l’attention lors d’une levée de fonds. Nous avons une offre qui commence à 350 € avec www.lebusinessplan.fr et du sur-mesure pour les startups en recherche de financement (amorçage ou venture).

Pourquoi le business plan (BP) est-il tant décrié ?

Il est décrié car les prévisions qu’il induit restent… imprévisibles. Tout le monde sait que les choses ne se passeront pas comme prévu et que faire plus d’1 m€ de CA en trois ans est, sauf cas exceptionnel, impossible. C’est pour cela que j’insiste beaucoup auprès de nos clients pour mettre en avant le fait que la forme compte peut être encore plus que le fond. Finalement, ce qui est important c’est de prouver grâce au business plan que vous êtes structuré, précis et surtout que vous avez pensé à tout.

Quelles solutions pour faire évoluer le format et le contenu des BP ?

Nous pensons que le format Word de 50 pages n’est plus le format attendu. Nous pensons aussi que si cela vous a ennuyé de faire votre business plan… cela tuera votre lecteur tant il s’ennuiera à le lire. Privilégiez le beau, la mise en forme punchy avec des visuels, un code couleur cohérent et un format de slide pour plus d’interactivité. Soyez concis, pas un mot en trop ou en moins. Ce n’est pas tant le format qui doit évoluer mais l’état d’esprit. Un BP est là pour séduire, le contenu doit donc être valorisé.

Faut-il avoir un ou plusieurs BP selon les cibles ?

C’est une très bonne question ! Dans le sens ou le business plan est un acte de séduction, il peut être intéressant d’avoir un business plan en fonction de la cible. Un banquier par exemple regardera plus en détail le plan de trésorerie car il veut être certain que vous pourrez rembourser le prêt tandis qu’un business angel cherchera plus une ambition, un potentiel de développement (et de revente !) et donc se focalisera plus sur le compte de résultat et indirectement la rentabilité potentielle de votre projet.

Ainsi, leurs attentes respectives sont très différentes. Donc, une version plutôt réaliste pour le banquier avec une trésorerie confortable, une version plus ambitieuse pour le business angel avec une mise en avant de la rentabilité du projet.

L’executive summary ou le BP : par quoi commencer ?

Je dirais le BP. En effet, l’exercice de l’executive summary est un exercice extrêmement compliqué. Ce document a pour but de “teaser” littéralement le lecteur (c’est pour cela que je préfère le qualifier de teaser au lieu d’executive summary). C’est le premier document envoyé à un investisseur et il faut lui donner envie d’en voir plus et de rencontrer les personnes incroyables (!) qui se cachent derrière le document. Il est donc important d’avoir une bonne vision du message que l’on souhaite transmettre tout en étant le plus synthétique possible et cela est plus facile une fois le BP mouliné et réalisé.

Intégrer ou sous-traiter la réalisation de son BP ?

Ni l’un, ni l’autre… c’est conseiller la bonne réponse. Je ne suis bien évidemment pas la bonne personne pour répondre à cette question car si j’ai fondé La Petite Etoile c’est justement parce que je pense qu’il y avait un réel besoin de se faire aider. Tous les jours, quand nous recevons des business plans et que des clients nous disent qu’ils ont passé des semaines à faire la partie financière par exemple et qu’elle regorge d’erreurs, cela m’apparaît comme une évidence. Pour la partie juridique, nous sommes conseillés par un/une avocat(e) ; la presse par un/une attaché(e) de presse ; la comm online, une agence de web marketing ; le design, un(e) graphiste, etc. Alors pourquoi serait-il étrange d’être accompagné pour son business plan ?

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes dans les BP ?

Les erreurs potentielles sont nombreuses. La plus courante est le manque de compréhension de ce qu’attend le lecteur qui va recevoir business plan. Il veut se dire, “This is AWESOME“… il faut qu’il puisse rêver avec vous car vous lui demandez de prendre le risque avec vous.  Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il faut être bêtement vendeur… cela paraît évident mais il faut rechercher cet effet Wahou.

Le mot de la fin, Margaux

Regardez nos témoignages, nos partenaires, nos actus, notre équipe etc. sur www.lebusinessplan.fr ou notre page Facebook… nous adorons ce que nous faisons, et c’est pour cela que nous le faisons bien !

N’hésitez pas si vous avez des questions à nous les poser dans les commentaires.

Merci Margaux !

, , , , , , , , ,

No comments yet.

Laisser un commentaire