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Business Angel France a lu : « Théories du bordel économique »

 

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Une fois n’est pas coutume, je vous propose aujourd’hui de vous intéresser à la pensée économique grâce au nouvel opus Théories du bordel économique qui vient de paraître aux éditions JC Lattès. Il est écrit par les deux compères de la rubrique « Double Je » du magazine Challenges, Pierre-Henri de Menthon et Airy Routier.

 

Voici le pitch du livre

« Un panorama vivant, clair, légèrement insolent des courants économiques et des hommes qui les incarnent en plein affrontement pour tenter de comprendre ce qui s’est passé en 2007 et comment s’en sortir. »

« En effet, les crises ont toujours été des révélateurs et des accélérateurs de l’histoire économique. Emergent alors de nouvelles idées, de nouveaux leaders, mais aussi quelques joyeux charlatans, qui surfent sur les angoisses collectives. C’est à un voyage au cœur de cette marmite en ébullition que vous convie ce livre, caustique mais optimiste. Car, en dépit de tout, les nouveaux économistes ont bien mieux géré la crise actuelle que leurs prédécesseurs, en 1929 et les années qui ont suivi. Et nul ne peut oublier que, aujourd’hui, le seul recul notable est celui de la pauvreté dans le monde. »

« Bref, un ouvrage passionnant pour comprendre les grands enjeux économiques, leur complexité et la fragilité des hommes qui conseillent et de ceux qui décident. »

 

Place maintenant à quelques extraits choisis

« Autre enseignement de cette histoire : le décalage abyssal entre les théories abstraites et le monde réel. »

« S’il arrive à l’histoire de bégayer, elle ne se répète jamais. »

« Deux personnages cohabitent dans notre crâne. Le premier, rapide, intuitif et émotionnel intervient d’abord. L’autre arrive ensuite, réfléchi et calculateur, censé contrôler le premier. Mais le système 2 demande un effort mental, un reniement de l’ego : Il est plus facile de persévérer dans l’erreur que de se déjuger. C’est en raison de ce biais de paresse que les traders, les banquiers centraux et les économistes sont dangereux. »

« Toutes les études prouvent que l’opinion publique déteste les patrons, le profit et tout ce qu’il représente. Alors, pour rendre le capitalisme acceptable, pour le « corriger », il faut lui donner un visage humaniste ».

« Seul point d’accord : ruinés, les Etats n’auront plus le monopole de l’intérêt général et de la marche vers le bien être. »

« En France, l’économie, l’intérêt général et la politique n’ont jamais fait bon ménage. Et la politique prime, quoi qu’il puisse en coûter. Surtout quand les économistes sont perdus. Et ils sont perdus. Olivier Blanchard, qui attend depuis des années son prix Nobel au siège du FMI à Washington, doit bien l’avouer : Nous continuons de naviguer à vue, comment tout cela finira, je n’en sais vraiment trop rien. »

 

L’entrepreneur est-il un surhomme ?

Comme ce sujet est abordé au chapitre 10 « Le destructeur-créateur Joseph Schumpeter a la vie dure », j’en profite pour vous donner mon point de vue et lancer le débat.

Me concernant, je pense qu’un entrepreneur ne se voit pas comme un surhomme mais qu’il peut le devenir dans certaines conditions. En effet, un entrepreneur déteste subir (les diktats, les obligations…) et ainsi perdre de sa marge de manœuvre. A la différence des économistes ou des politiques, il fait le job sans état d’âme. Ainsi, quand il lui arrive un imprévu (ce qui est quotidien et qui le fait kiffer), il décide et tranche sans s’inquiéter de sa popularité.

Un exemple ? Xavier Niel quand il a voulu bloquer la publicité en ligne. Plutôt couillu, non ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? L’entrepreneur est-il un surhomme selon vous ?

 

Ce que j’ai pensé du livre

J’ai trouvé très intéressant de me déconnecter du quotidien pour me (re)plonger dans les principales théories économiques qui, je l’avoue, ne m’avaient pas captivé du temps de mes études en école de commerce. Et le ton très enlevé de l’ouvrage le rend très agréable à lire.

Après l’avoir lu, on peut néanmoins se demander à quoi servent les économistes, comme d’ailleurs les prévisionnistes de tous bords qui sont très bons pour expliquer les phénomènes passés mais majoritairement incapables de prévoir l’avenir.

 

Nouveau courant économique : les pragmatiques

Maintenant, comme si c’est vraisemblable, les économistes survivent à ma proposition d’autodestruction, moi Patrick Hannedouche, je propose de lancer un nouveau mouvement à côté des keynésiens et autres monétaristes : les « pragmatiques » dont voici les deux principes fondateurs :

  1. Ayant constaté que les prévisions économiques sont plus souvent fausses que vraies, nous n’en faisons pas. Les milliards ainsi économisés et les économistes inoccupés sont utilisés pour former la population à l’économie, en commençant par les politiques qui en ont bien besoin.
  2. Nous, pragmatiques, voyons les choses comme elles sont et non comme elles devraient être. Ainsi, alors qu’il existe selon nous un consensus de la majorité de nos confrères économistes sur les mesures à prendre pour s’en sortir (si on ne tient pas compte des égos surdimensionnés des uns et des autres), notre mission sera de transformer ces lignes directrices en un programme commun clair, réaliste et applicable destiné à évangéliser les foules.

 

Bonus Business Angel France

Au fait qui veut le livre ? Je l’enverrai avec plaisir, annotations comprises, à la première personne qui le demandera (contribution aux frais d’envoi demandée).

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Une Réponse à Business Angel France a lu : « Théories du bordel économique »

  1. Cédric Labeau 7 octobre 2013 at 9:36 #

    Pragmatique…ça me convient! Je signe où? 🙂

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