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Business Angel France a lu : « Ne me dites plus jamais bon courage ! »

Article de Patrick Hannedouche

Personnellement, je ne suis pas du genre à avoir des modèles dans la vie. Maintenant, je reconnais que quelques personnes me nourrissent et m’éclairent. Philippe Bloch est l’une d’entre elles. Vous en connaissez beaucoup vous des journalistes qui osent sortir de leur train-train quotidien pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale et tester en live les conseils prodigués dans leurs écrits ? Et bien l’ami Philippe, dans la foulée de son must read Service Compris l’a fait en co-créant Columbus Café et en devenant par la suite business angel.

Aujourd’hui Philippe se lâche (ça tombe bien, il en a les moyens) avec son nouveau livre Ne me dites plus jamais bon courage !, sous-titré « Lexique anti-déprime à usage immédiat des français ».


Ne me dites plus jamais
 

Voici le pitch du livre

« Découvrez dans ce « petit » lexique les douze expressions* qui vous pourrissent la vie au quotidien sans même vous en rendre compte, et apprenez à vous en débarrasser au plus vite. »

* « bon courage ! ; un « petit » café et une « petite » cigarette ; le problème, c’est que ; pourvu qu’il ne m’arrive rien ; ce sera tout ? ; vivement la retraite ; il est bien gentil ; ça ne marchera jamais ; dans ce pays ; à l’étranger ; c’était mieux avant ; on a toujours fait comme ça. »

 

Place à quelques extraits choisis

« Considérons dès à présent que le bonheur est une décision que l’on peut prendre ou ne pas prendre. »

« Tous les entrepreneurs savent qu’aucun projet n’est viable si celui qui le porte n’a pas la volonté de devenir le leader de son secteur. »

« Quand comprendrons-nous qu’une protection excessive ne fait que ruiner l’estime de soi de ceux qui en bénéficient ? »

« On cajole le prospect, mais on insulte le client. »

« Participer en dehors de nos frontières au France bashing ne fait que ralentir la croissance et retarder le redémarrage de notre économie. Dans un monde ouvert et compétitif, chacun de nous doit se comporter en ambassadeur du pays qu’il représente à l’étranger. »

« Considérer tout ce qui n’est pas français comme « étranger » nous isole chaque jour un peu plus ».

«  Arrêtons de croire que tous nos ennuis viennent de Bruxelles, Wall Street ou Shanghai, et concentrons-nous sur nos propres faiblesses pour mieux les surmonter. »

« Non, tout n’était pas mieux avant. »

« Il y a donc bien désormais deux France. L’une, ouverte, conquérante, bilingue et optimiste, que même la fiscalité la plus stupide et la plus confiscatoire au monde n’a pas réussi à dissuader de créer et de prendre des risques. Et l’autre, tétanisée par la peur et recroquevillée sur ce qu’elle croit être des acquis qu’il faudrait préserver coûte que coûte, et qui continue à nier la réalité. » 

« A une époque où internet répond à presque tous nos besoins vingt-quatre sur vingt-quatre et sept jours sur sept, est-il sincèrement raisonnable d’interdire aux commerçants et aux salariés qui le souhaitent d’ouvrir et de travailler le dimanche ? »

« Le changement de monde que nous sommes en train de vivre oblige chacun de nous à accepter l’idée que plus rien ne sera jamais plus comme avant. »

« C’est pourquoi j’aimerais que vous imaginiez en conclusion à quoi ressemblerait un monde, votre monde, notre monde, dans lequel vous remplaceriez le mot souffrance par le mot plaisir. Honte par fierté. Démission par projet. Jalousie par travail. Tristesse par bonheur. Inquiétude par espoir. »

 

Ce que j’ai pensé du livre

En une heure chrono, l’ami Philippe Bloch m’a redonné une pêche d’enfer. Alors faites comme moi, lisez « Ne me dites plus jamais bon courage » et passez-le aux grincheux qui vous entourent. Ils deviendront plus positifs qu’en s’indignant.

Mais ne nous arrêtons pas en chemin, Philippe. Maintenant que tu as mis le doigt où ça fait mal, je compte sur toi pour passer de l’évangélisation à l’application sur le terrain. Et comme j’ai l’intuition qu’il ne faut pas compter sur nos politiques qui, à quelques exceptions près, ne pensent qu’à leur réélection, je me dis que les entrepreneur(se)s seraient bien inspiré(e)s de participer au redressement productif enthousiaste de la France. A propos, Philippe, que penses-tu du lancement de Nous Citoyens par Denis Payre ?

 

Double bonus Business Angel France

  1. J’offre « Ne me dites plus jamais bon courage », annotations comprises, à la première personne qui le demandera. Ajout du 21 décembre : comme vous le voyez dans son commentaire ci-dessous, Thierry vient de retenir le livre. Pour l’acheter, c’est simple comme cliquer sur Acheter
  2. A quelques jours du 25 décembre, j’ai décidé de me transformer en père Noël en vous offrant également le livre de Philippe Bloch Opération Boomerang ou « 365 idées pour faire revenir vos clients à l’heure d’internet« . Pour le recevoir, c’est simple comme utiliser le formulaire Contact en haut de cette page.

Joyeux Noël à toutes et à tous !

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6 Réponses à Business Angel France a lu : « Ne me dites plus jamais bon courage ! »

  1. BLOCH 21 décembre 2013 at 9:17 #

    Merci Patrick de cet article ! En réponse à ta question sur Denis Payre (que je connais bien et depuis longtemps)et son initiative Nous Citoyens !, il me semble qu’elle résulte naturellement de l’échec des politiques français et de la volonté de la société civile de reprendre le pouvoir pour sortir enfin de cette période de transition entre le monde d’hier et celui d’aujourd’hui. Le principal défi de Denis va être selon moi de séduire au-delà du cercle naturel de ceux qui pensent comme lui et de proposer un vrai projet excitant de nature à donner à tous ceux qui ont peur des raisons d’espérer, soit la majorité des Français dont beaucoup risquent (à tort) de voir en lui le bras armé du capitalisme… Il faut aussi bien bien sûr qu’il fasse tout pour éviter de trop ressembler aux politiques… et qu’il arrête de dire comme eux « dans CE pays » au lieu de « dans NOTRE pays ». Je vais lui envoyer le livre 🙂 !!

  2. Thierry 21 décembre 2013 at 10:16 #

    Bonjour,

    En voilà un livre qui semble donner la « banane » dans la sinistrose actuelle. Le pitch me donne une furieuse envie de le lire. Alors si tu peux me l’envoyer. Après lecture, je le ferais tourner ensuite.

    Amicalement et bonnes fêtes de fin d’année.

  3. Patrick Hannedouche 21 décembre 2013 at 10:47 #

    Hello Thierry,
    Tu es le premier à régir et le livre est pour toi. Dans l’attente de tes commentaires post lecture, je te souhaite de joyeuses fêtes.

  4. Cédric Labeau 22 décembre 2013 at 18:32 #

    J’ai beaucoup aimé l’intervention de Philippe sur BFM Business. C’était dans l’émission de Stéphane Soumier il me semble.
    Ça m’a fait sourire parce qu’il est vrai qu’on a tendance à être négatif sans s’en rendre compte quand on parle. Surtout pour le « bon courage! » qu’on entend souvent le dimanche soir comme si le lendemain on devait aller à la potence.

    En tout cas, bon courage à tous pour demain! Et merde…

  5. Thierry 15 janvier 2014 at 8:41 #

    Après lecture, je peux confirmer que ce livre représente un bol d’air par rapport à la sinistrose actuelle. Philippe BLOCH souligne des évidences et illustre parfaitement comment notre langage trahit nos doutes, notre pessimisme latent, notre peur de l’avenir.
    Certes, il ne donne pas de solutions mais il nous aide à prendre conscience individuellement de cette autoflagellation franco-française. En attendant que la prise de conscience soit collective…

    Je fais passer le livre à William. Et lui souhaite de prendre beaucoup de plaisir pendant cette lecture.

    Bon courage.. Euh non ! Bonne journée à tous. 🙂

  6. William Genis 11 février 2014 at 22:53 #

    Livre lu, je m’efforce de ne plus dire « le problème c’est » mais le problème c’est que j’avais trop l’habitude de le dire 🙂

    Même si je doute que nos amis d’outre atlantique ne donnent leur salaire en serrant la main, le livre soulève beaucoup de « petites » vérités très bien analysées, un vrai booster de volonté.

    Merci Thierry pour l’envoi, le livre est maintenant disponible et je propose de l’envoyer au premier demandeur.

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