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Business Angel France a lu : « Levée de fonds – Aspects pratiques et juridiques »

Voici un livre pratique sur le déroulé d’une levée de fonds de la recherche des investisseurs au closing de l’opération.

Chez Business Angel France, on adore la réciprocité. Ainsi, après le billet Dictionnaire des business angels™ : P comme Pacte d’actionnaires de Simon Azan, voici un article sur son livre Levée de fonds – Aspects pratiques et juridiques

Le pitch du livre

Il est écrit par Simon Azan et Emmanuel Cohen, avocats associés du cabinet du même nom et spécialistes reconnus du Private Equity. Ils ont décidé avec Thomas Neveux, associé de Clipperton Finance, conseil en fusions-acquisitions et en financement, de faire partager leur expérience en rédigeant un ouvrage pratique (sous forme de questions-réponses) présentant le déroulement d’une opération de levée de fonds : recherche des investisseurs, réalisation de l’audit pré-investissement, présentation et négociation de la documentation d’investissement avec les business angels ou les fonds, vie du partenariat, sortie des investisseurs et management package.

Le livre permettra à son lecteur de participer sereinement à une opération de levée de fonds, en obtenant des éléments de réponse aux questions suivantes :

  • Qui sont les investisseurs financiers et quelles sont leurs pratiques de marché ?
  • Comment s’organise concrètement une opération de levée de fonds (des premiers échanges à la réalisation définitive de l’opération) ?
  • Quelles en sont les différentes étapes et le calendrier ?
  • Quid de la documentation d’investissement requise et des principaux sujets de négociation ?
  • Comment parvenir à concilier les intérêts des investisseurs et des fondateurs ?

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Place à quelques extraits

« A la genèse du projet, il est habituel que les fondateurs injectent une partie importante, voire tout leur patrimoine dans le lancement de leur idée. Les fondateurs doivent être prêts à prendre ce risque, et ce d’autant que l’investisseur prête une attention toute particulière à l’engagement personnel des fondateurs, indicateur s’il en fallait, que ces derniers croient en leur projet et ne sont pas réticents à assumer leur risque d’actionnaires. »

« Les fondateurs doivent avoir conscience que l’entrée d’un business angel au capital d’une société constitue le premier pas vers l’institutionnalisation de la société, dans la mesure où l’actionnariat se professionnalise et l’échange avec les investisseurs s’intensifie. »

« Le chef d’entreprise doit avoir conscience que si les modalités de la vie en commun représentent un sujet majeur pour l’investisseur, ce partenariat « chef d’entreprise – investisseur » n’a pas vocation à se pérenniser. En effet, l’investisseur, principalement financier, n’est pas génétiquement programmé pour accompagner le chef d’entreprise dans la durée. Il entend généralement accompagner le chef d’entreprise dans le développement de sa société et contribuer autant qu’il le peut à la création de valeur afin de réaliser une plus-value lors de sa sortie de la société. »

« Lever plus de fonds que de nécessaire aura pour effet mécanique de diluer d’avantage les fondateurs, et pourrait même empêcher toute transaction, les investisseurs n’adhérant pas à l’histoire capitalistique présentée. Inversement, il serait dommage de se limiter si les fondateurs sont en mesure de lever des fonds dans des conditions satisfaisantes. Il est important de se rappeler qu’un processus de levée de fonds peut être long et très consommateur en temps, son issue n’est pas, par ailleurs, garantie. Multiplier les opérations de levée peut s’avérer risqué et contre-productif. »

« Un business plan trop optimiste n’est pas vendeur et les fondateurs doivent prendre garde à ne pas se retrouver prisonniers de leur propre optimisme. En effet, le management package des fondateurs peut être adossé à des paramètres ou milestones financiers du business plan, notamment en cas d’émission de titres donnant accès au capital de type BPSCE. Des prévisions trop agressives peuvent alors se retourner contre les fondateurs. Inversement, un business plan trop conservateur risque de laisser penser à l’investisseur que le projet manque d’ambition. »

« Il ne s’agit pas de pousser à la consommation, mais l’expérience montre que l’intervention le plus en amont possible d’avocats rompus aux opérations de levée de fonds est vertueuse. »

« On peut observer qu’un investisseur privilégie généralement un investissement au sein d’une société anonyme (SA) ou d’une société par actions simplifiée (SAS), par préférence à une société à responsabilité limitée (SARL). »

En annexe 1 du livre, figurent quelques témoignages passionnants. Je vous en citerai deux :

« Une levée de fonds doit se faire quand vous n’en avez pas réellement besoin ! Il n’ya rien de pire pour un fondateur que de se retrouver face à un investisseur qui vous sent pris à la gorge par manque d’argent ou de temps. Pour cela, vous devez avoir une gestion parfaite de votre trésorerie pour anticiper les temps plus durs et réussir à lever juste avant. » Vincent Morel – Almateos

« Nos conseils aux futurs entrepreneurs seraient les suivants :

  • prévoir que c’est pendant plusieurs mois un job à temps plein. C’est le rôle principal du CEO d’assurer le financement de sa société et de maintenir la relation avec ses VCs. Ne pas hésiter à les solliciter et les tenir informés en transparence. Ils détestent les surprises (bonnes ou mauvaises).
  • s’entourer des meilleurs dans l’équipe et en externe. » Pascal Mauberger – McPHY Energy

Ce que j’ai pensé du livre

Dans les levées de fonds, j’ai constaté que les business angels et surtout les startuppers ont trop souvent tendance à négliger la partie juridique, persuadés que tout va bien se passer entre eux. Et pourtant, ce ne sont pas les conflits qui manquent dans ce domaine.

Ainsi ce livre arrive à point pour vous, business angel débutant ou indépendant et startupper ambitieux. Sa lecture facile et accessible vous permettra de vous familiariser avec le jargon et les bonnes pratiques de la levée de fonds.

Au fait qui veut le livre ? Je l’enverrai avec plaisir à la première personne qui le demandera. Ajout du 22 juillet à 10H28 : trop tard, Jalil vient de réserver le livre.

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8 Réponses à Business Angel France a lu : « Levée de fonds – Aspects pratiques et juridiques »

  1. Jalil 22 juillet 2012 at 10:20 #

    Bonjour,

    Je suis intéressé par le livre !

    N’hésitez pas à m’envoyer un email si il est encore disponible.

    Cdt

    Jalil

  2. Mathieu 23 juillet 2012 at 10:06 #

    Le livre me parait intéressant, mais je ne serais pas le premier à m’être manifesté 😛
    Savez-vous s’il est disponible en format numérique?

  3. Vincent Morel 24 juillet 2012 at 15:59 #

    « J’ai eu le plaisir de lire (et de collaborer modestement à) cet excellent ouvrage et je ne peux que le recommander à tous ceux qui sont ou qui vont être confrontés à un processus de levée de fonds ! Il me semble important qu’un CEO puisse parler d’égal à égal avec ses investisseurs aussi bien sur l’aspect financier de votre business plan que sur l’aspect juridique du futur pacte d’actionnaire… et si comme moi vous n’avez pas fait 5 ans de droit avant de vous lancer dans votre start-up, ce livre est un bon résumé !
    D’ailleurs le livre va plus loin que la simple explication technique sur la levée ; il donne des conseils sur le timing, l’approche à avoir avec vos potentiels investisseurs, les lignes à ne pas franchir, les points sur lesquels rester fermes, etc.

    Bonne lecture !

  4. Simon Azan 24 juillet 2012 at 16:44 #

    Merci Patrick pour cette présentation !

    Pour répondre à Mathieu, l’ouvrage est disponible uniquement en version papier en librairie ou sur la toile (par exemple, sur le site de la FNAC ou de Lamy). Je vous envoie par email la table des matières afin que vous puissiez vous faire une idée plus générale de l’ouvrage. Bien entendu, ceux qui sont également intéressés par la table des matières peuvent m’envoyer un email à simon@azan-avocat.fr

    Cet ouvrage est le reflet d’une pratique professionnelle de plus de 10 années pour chaque auteur et s’inscrit dans le prolongement des nombreux échanges qu’Emmanuel, Thomas et moi-même avons pu avoir avec des chefs d’entreprise de start-up, PME et PME+ qui ont levé entre quelques milliers d’euros et plusieurs millions, que ce soit auprès de business angels ou de fonds d’investissement. N’hésitez pas bien entendu à me faire part de vos observations sur l’ouvrage.

    Bonne lecture !

  5. Flo 26 juillet 2012 at 14:01 #

    Bonjour

    Livre commandé ce jour !
    Merci de l’info
    Florent (BA Logoden http://www.logodenparticipations.com)

  6. Baudry 26 juillet 2012 at 16:34 #

    Bonjour,

    Je serais ravi de pouvoir vous interroger sur mon blog spécialisé sur le pacte d’associés et le pacte d’actionnaires (www.pacte-associes.fr )et parler de ce livre. Comme vous, je considére que les entrepreneurs ont tendance à négliger les aspects juridiques (Il est certain que le juridique est moins « sexy » que le développement commercial de l’entreprise). N’hésitez pas à me contacter.

  7. abourgeo 14 août 2012 at 14:09 #

    y a t-il des exemples « type » de pactes d’associés dans ce livre ?

  8. Simon Azan 20 août 2012 at 11:46 #

    Bonjour,

    L’ouvrage ne comporte pas d’exemples de pacte d’actionnaires(toutefois nous avons consacré 25 pages à cette thématique). Je vous invite à consulter la réponse que j’avais formulée à une question similaire posée par Aicha et André sous le billet « Dictionnaire des business angels™ : P comme Pacte d’actionnaires ».

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