Les critères d’investissement d’un Business Angel engagé
Bonjour,
Cette semaine, j’ai décidé de vous parler de mon process de sélection de projets, en fait surtout d’équipes (smiley), dans lesquelles j’investis.
Au début de mon expérience de business angel, comme dans le recrutement de collaborateurs (trices) chez Juste à Temps d’ailleurs, je fonctionnais surtout à l’affectif. Et, à force de désillusions, je me suis remis en cause, moi aussi ![]()
Schématiquement, j’ai évolué vers :
· La priorité accordée à l’équipe (versus les marchés) dans mes choix. En effet, mon but est avant tout de partager de belles aventures humaines entrepreneuriales.
· La mise en place d’une grille de sélection avec des critères objectifs : je vous laisse la consulter ci-dessous :
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L’équipe / Le projet |
Appréciation |
Commentaires |
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Je comprends le projet |
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Je peux apporter des compétences |
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J’ai le fit avec l’entrepreneur(se) |
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J’ai un patron(ne) en face de moi |
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L’entrepreneur(se) sait se remettre en cause |
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L’entrepreneur(se) sait vendre |
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Les possibilités de sortie sont claires |
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L’entourage |
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Les références sont ok |
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Les avis extérieurs sont positifs |
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Laissez-moi revenir sur quelques critères :
· Je peux apporter des compétences : comme j’aime bien mouiller la chemise aux côtés des équipes, il convient que je leur sois complémentaire. Par exemple, j’apporte souvent de la vision à des personnes le nez dans le guidon ![]()
· J’ai un patron(ne) en face de moi : une boite sans patron, ça le fait pas. Et comme ce n’est surtout pas au business angel de diriger l’entreprise… Maintenant, mon rôle peut consister à aider l’entrepreneur (se), selon son potentiel, à devenir un patron.
· L’entrepreneur(se) sait se remettre en cause : c’est surement mon critère essentiel. J’en ai marre de tomber sur des créateurs qui n’ont aucune capacité d’écoute. Et on en retrouve beaucoup parmi nos élites…
· L’entrepreneur(se) sait vendre : critère rajouté récemment. En effet, au hasard…, avec un inventeur génial qui reste dans son labo
sans jamais rencontrer un prospect, ou qui les fait fuir, c’est mal barré J
· Les possibilités de sortie sont claires : un business angel qui rentre dans une boite, c’est pour en sortir à moyen terme…par le haut ![]()
· Les références sont ok : je demande systématiquement les coordonnées de personnes proches de l’entrepreneur(se) avant d’investir. Cela permet d’équilibrer mon impression et également de percevoir le niveau de transparence de mes futur(e) associé(e)s.
· Les avis extérieurs sont positifs : j’aime à la fois avoir l’avis de collègues business angels et également celui de proches, n’est-ce pas, Annie !, qui soulèvent des points auxquels je n’avais pas pensés.
Et maintenant, appel à la population :
· Vous avez un projet de création d’entreprise et vous vous reconnaissez dans mes critères : challengez moi, j’aime ça J
· Vous êtes business angel ou vous vous en sentez l’âme : rejoignez- moi ! Si en +, vous êtes 1 pro de l’internet… ![]()
Cordialement.
Patrick
18 mars 2009 à 16:18
J’ai beaucoup apprécié !
Cela m’a donné une idée : établir des critères de sélection de business angels…
Commentaire /boutade.
7 janvier 2010 à 10:47
J’ai bien aimé la façon, que vous avez, de présenter les choses, mais :
à part cette possibilité de commentaire, quand vous dites « challengez moi »,
par quels moyens peut on vous faire parvenir un executive summary ?
22 janvier 2010 à 22:41
le problème avec les français et les investisseurs en particulier est qu’ils accordent trop d’importance à l’apparence au dépend de la qualité du projet. Les français ont de très bon cerveaux et scientifiques de très bon commerciaux mais peu et très succès stories au niveau mondial.
Il n’y a qu’à lire la liste des critères de monsieur Patrick HANNEDOUCHE pour comprendre ce constat. le mouton à 5 pattes est très dure à trouver et même quand ils le trouvent le mouton a subitement trop de pattes. Je suis entrepreneur et porteur de projet actuellement, pour la routine ( sans trop de conviction) j’ai contacté les business angels français car je suis francophone, bof bof, ils ont peur de leur ombre et désolé de pas sortir de polytechnique, si vous voyez ce que je veux dire…
Donc direction Silicone Valley. La bas les demi-verres sont à moitié pleins.
24 janvier 2010 à 20:41
Bonsoir Albator,
Personnellement, je ne suis pas un adepte de la généralisation des situations. Et ne passons pas notre temps autour du sport national français = la critique. Il y a effectivement tant à faire pour développer des success stories au niveau mondial, façon Ubisoft.
Sinon, bonne chance dans la Silicon Valley et n’oubliez pas d’être convaincant
Cordialement.
Patrick