Implantation à l’international : Tribune libre de Vincent Barberot

mer, déc 28, 2011

Création entreprise

Vincent se définit comme un serial entrepreneur, avec une dimension européenne. Sa scolarité lui a permis de connaître l’informatique et d’y voir une nouvelle organisation structurelle de l’entreprise. Il a acquis son expérience grâce à ses projets de création d’entreprise : la première avec une société américaine et l’apport administratif d’une société belge; arrivé trop tôt sur le marché. La deuxième fois en créant une entreprise individuelle de droit britannique avec le soutien d’une entreprise belge; arrivé trop tard sur le marché. La troisième, en cours, d’une société belge avec divers partenaires anglo-français et le soutien d’un grand compte.

Voici son article.

Faut-il s’implanter dans plusieurs pays dès le lancement de sa start-up ?

Contexte

En France, l’internationalisation est peu présente dans les projets de start-ups. Je dirai même que nos petites entreprises ne savent pas ou ne veulent pas se développer à l’international. Dans ce contexte, on pourrait penser que la réponse à la question de mon article est simple : NON. Pourtant, il n’en est rien et j’en ai fait l’expérience moi-même.

Expériences vécues

Je suis un serial entrepreneur à l’international tout en restant en France. Donc, une fois encore la question de l’implantation dans plusieurs pays ne se poserait pas ? Au contraire, elle est réellement un choix stratégique à faire le plus tôt possible.

J’ai créé ma première entreprise à la sortie de ma scolarité : une entreprise individuelle de droit français dans le domaine du e-marketing en 1996; je commercialisais en France une solution américaine et mon contact était belge. A cette époque, c’était le début d’Internet et de la communication on-line. J’étais arrivé trop tôt et mal préparé, car je ne connaissais pas bien le marché américain pour implanter le concept en France. L’entreprise américaine a fait faillite.

Quelques temps plus tard en 1999, j’ai créé ma seconde entreprise : une entreprise individuelle de droit anglais domiciliée au coeur de la City de Londres, tout en restant en France. J’étais aidé administrativement par une société belge, le compte bancaire était aussi en Belgique. Mon activité était les lecteurs de cartes à puce pour les accès Internet dans les lieux publics. Les solutions logicielles sont arrivées quasi au même moment.

Tout cela, je l’ai fait en restant en France. J’avais donc simplement des relais à l’international qui géraient cet aspect car j’étais tout seul.

En synthèse, l’international dans votre projet crée une autre dimension qui nécessite des moyens spécifiques en plus, donc cela doit se préparer minutieusement et non à la va-vite comme je l’ai fait dans le passé.

Ce que je ne referais pas, l’expérience acquise.

Démarrer tout seul à l’international est un suicide, il faut y aller en équipe. Avoir de simples relais n’est pas une bonne solution, surtout sur des marchés plus matûres comme les USA. Là, il faut une vrai présence physique en équipe. Si l’on veut tester un marché, il faut bien choisir ses partenaires locaux et définir clairement les rôles de chacun. Cela peut paraître évident à une personne aguerrie, mais pour un jeune plein de fougue, ce n’est pas évident.

Dernièrement, j’ai rencontré un banquier luxembourgeois qui voulait connaître mon activité et donc avoir un prototype du service. Pourquoi ? Il se proposait d’ouvrir son carnet d’adresses pour m’aider. C’est là ma meilleure expérience que j’ai vécue dans le domaine de l’internationalisation en trouvant un vrai partenaire. Il est donc beaucoup plus facile qu’on ne le croit de prévoir dès le départ de sa start-up l’internationalisation de son activité. Le plus dur est de trouver les bons relais. Je travaille actuellement sur ma troisième création d’entreprise, Networkvb, un projet franco-anglo-belgo-luxembourgeois dont voici une description rapide :

Networkvb est à la base mon identité numérique. C’est aussi un projet dont l’objectif est d’apporter l’efficacité, la réactivité, la compétitivité et l’autonomie de l’utilisateur grâce à une meilleure gestion de ses connaissances. Pour cela, Networkvb s’appuie sur une méthodologie et une vision globale de l’entreprise, avec une approche One to One.

Merci, Vincent, et tous nos voeux de réussite pour votre projet !

Faut-il s’implanter dans plusieurs pays dès le lancement de sa start-up ? Le débat est lancé

Et oui, j’attends vos témoignages et expériences sur ce sujet crucial pour une start-up.

  • Faut-il viser l’international dès le début comme le préconise l’ami Jeremie Berrebi chez Kima Ventures ? Le conseil de Jérémie sur twitter : « Pas physiquement mais il faut obligatoirement lancer une version en anglais au moins ».
  • Ou à l’inverse, convient-il de réussir son implantation dans son pays d’origine comme je l’ai fait chez Juste à temps avant d’ouvrir d’autres pays ?

Cordialement.

Patrick

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2 Réponses pour “Implantation à l’international : Tribune libre de Vincent Barberot”

  1. Vincent BARBEROT (networkvb) Dit :

    Merci à toi Patrick de m’avoir offert cette tribune libre à cadeau de Noël. Mes meilleurs voeux pour 2012 à toi et à tes lecteurs.

  2. Stéphane Castellani
    stef_looknbe Dit :

    Merci pour ce témoignage. Je dirais que tout dépend de son expérience en business dev international, de son marché et surtout de sa trésorerie. Ensuite, si la décision est prise d y aller, le pilotage reste un exercice qui demande une certaine maîtrise et disponibilité.

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