Et la capitale européenne des startups du e-commerce est…

dim, mai 26, 2013

International

Article de Thomas et Brice dans le cadre de leur W Project 

En ce moment, on parle plus d’Istanbul comme une destination idéale pour le tourisme et de la Turquie pour sa radicalisation et sa géopolitique de la région. Le W Project, en mission dans le pays depuis 3 semaines, a décidé de vous montrer un tout autre visage du pays et de la « ville des villes ».

Istanbul

 

UN ENVIRONNEMENT FAVORABLE

Avant de s’intéresser à Istanbul en particulier il est important de comprendre dans quel environnement évoluent les startups du e-commerce en Turquie.

1- Avec plus de 36 millions d’utilisateurs, la Turquie fait partie du Top 5 des pays européens et du Top 15 mondial en nombre d’utilisateurs selon le classement Internet World Stats.

2- En 2011, le volume du e-commerce représentait plus de 12 milliards de dollars dans le pays, avec une croissance de plus de 50% entre 2008 et 2011 d’après l’Interbank Card Center. Un chiffre faible lorsqu’on sait que seulement 22% des internautes turcs font des achats en ligne (Turkstat)… La marge de progression est donc énorme !

3- Ajoutez à cela que la population Turque est une population très jeune (plus de 50% des habitants ont moins de 30 ans – Lepetitjournal.com), qui est très friande de réseaux sociaux (92,5% des internautes ont un compte Facebook – Comscore) et y passent beaucoup de temps.

4- Enfin, on compte plus de 54 millions de cartes de crédit et 91 millions de cartes de débit dans le pays (2011 – The paypers) et 57% des achats sur le net sont faits par carte bancaire.

Compte tenu de ces 4 paramètres, le pays présente donc un terreau très favorable pour les startups du e-commerce qui est devenu en 2011, le marché ayant la plus forte croissance pour le e-commerce après l’Inde (DLD) !

 

ISTANBUL, CAPITALE EUROPENNE DES STARTUPS DU E-COMMERCE, POURQUOI ?

Alors, que Londres, Paris et Berlin se livrent une compétition pour savoir qui sera la Silicon Valley européenne, Istanbul avance dans l’ombre.

Ces dernières années, le pays a donc vu se créer un engouement pour les startups et notamment celles du e-commerce avec des mouvements tels que Startup Turkey. Le magazine Wired n’a d’ailleurs pas hésité à classer Istanbul dans les villes les plus prometteuses pour les startups.

Dans le e-commerce la Turquie compte dans ses rangs des startups qui n’ont rien à envier à nos champions hexagonaux. Markafoni est, par exemple, le second site mondial de vente flash sur internet après Ventesprivées.com.

Il n’en fallait pas plus pour attirer les investisseurs internationaux. En 2011, eBay a acquis 93% de GittiGidyor, l’équivalent local pour 215 millions de dollars. Kleiner Perkins, un des VC les plus importants de la Silicon Valley a pour sa part investi dans Trendyol, site de vente de vêtement en ligne…

 

 UN RISQUE DE SURCHAUFFE ?

Compte tenu de cet engouement, il existe une véritable concurrence et un risque de surchauffe pour les startups du e-commerce.

Groupon, arrivé en 2010 en Tuquie, n’est aujourd’hui plus leader du marché devancé par Grupfoni dans un secteur qui compte maintenant plus de 200 entreprises de site de « deals groupés ».

Beaucoup de ces startups sont en réalité de simples copycat des grandes entreprises du e-commerce dans un environnement entrepreneurial pas toujours facile, le pays étant au rang 72 des économies où il fait bon créer une entreprise (chute de 10 place de l’indice Doing Business – Création d’entreprise).

« Les principales universités du pays n’ont pas de formations spécifiques à l’entrepreneuriat ni de structure pour accompagner les jeunes pousses » confie un professeur de gestion à l’université de Galatasaraÿ.

Enfin, la Turquie « n’est pas socio-culturellement un pays d’entrepreneurs » selon les mots d’Yves-Marie Laouënan dont vous trouverez l’interview ci-dessous. « Les jeunes turcs préfèrent devenir avocat ou faire un métier plus prestigieux que l’entrepreneuriat »…

 


Yves-Marie Laouënan par w-project

Alors, l’entrepreneuriat et les startups en Turquie, effet de mode ou mouvement de fond ? 

 

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3 Réponses pour “Et la capitale européenne des startups du e-commerce est…”

  1. Agence Communication Perpignan Dit :

    LE web c’est open, mais comment la Turquie se trouve t’elle dans l’Europe??

  2. W Project Dit :

    Bonjour et merci de votre commentaire Agence Communication Perpignan.

    Nous n’avons pas la prétention de résoudre un débat qui agite l’Europe depuis plusieurs années maintenant. Inclure Istanbul (car nous parlons bien d’une ville et non d’un pays) dans l’Europe résulte de ce que nous y avons vu sur place.

    – Géographiquement, la ville est divisée entre les 2 continents et la partie européenne est un centre historique, culturel et économique qui présente d’importantes similitudes avec d’autres villes européennes.

    – Economiquement, le siège des entreprises turques qui ont d’importants liens économiques avec l’Europe (comme Sabancı Holding par exemple) est situé sur cette partie européenne de la ville.

    – Culturellement et historiquement, Istanbul et notamment sa partie Européenne sont très très proche de l’Europe. L’exemple très simple du nombre de lycées qui enseignent en français à Istanbul en est une preuve marquante (Galatasaray Lisesi, Saint-Michel, Notre-Dame de Sion pour ne citer qu’eux)

    Inclure Istanbul dans l’Europe est un choix purement personnel, et conforté par les similitudes naissantes de l’environnement Start-ups d’Istanbul et celui de Paris ou Berlin.

  3. Demir fiyat Dit :

    Istanbul est une ville européenne.

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