Maintenant que le terme business angel n’a plus de secret pour vous, je vous propose de continuer notre dictionnaire avec :
A…comme Amorçage
Ce mot est employé dans plusieurs domaines. On peut citer notamment :
- L’informatique, où l’amorçage s’effectue après la mise sous tension d’un ordinateur (boot en anglais).
- La pêche, pour attirer les poissons. C’est vrai que la recherche de capitaux peut s’apparenter à la pêche

- L’économie, où on parle de capital d’amorçage. C’est ce domaine qui nous intéresse aujourd’hui. Allez, rien de mieux que wikipedia pour planter le décor.
« Le capital d’amorçage est le premier apport en capital d’une entreprise. Les fonds sont utilisés pour financer les frais préalables au démarrage de l’activité. Outre les fondateurs de la société et leurs proches, ces fonds proviennent aussi de business angels. Les phases suivantes de développement seront financées par le capital-risque (que nous évoquerons un autre jour). C’est surtout dans le cadre des jeunes entreprises de croissance que le capital d’amorçage trouve sa place. A la différence des premiers apports des fondateurs ou de leurs proches, les interventions des fonds d’amorçage marquent une étape importante dans la vie d’une start-up. C’est là que vont se poser les questions de la valeur de l’entreprise et de la répartition de son capital. Le capital d’amorçage permet de conforter les fonds propres des jeunes entreprises de croissance et reste souvent la seule alternative pour assurer leur développement. »
And now, ladies and gentlemen, quelques petits conseils d’ami J
- Vous êtes Créateur(rice) d’entreprise :
- A ce stade, vous avez intérêt à être bien conseillé(e). Au minimum, entourez-vous d’un(e) avocat(e) et d’un(e) expert(e)-comptable (lien post). Et ne mesquinez pas, prenez les meilleurs. Ce n’est pas en travaillant avec des conseillers low cost que vous ferez le poids.
- Le parcours du « Créateur de start-up à la recherche de fonds d’amorçage » est en théorie bien balisé : envoi d’1 ES (Executive summary) aux associations de BA (business angels), pitch, discussions autour du business plan avec « variations sans fin autour d’un tableau excel
», projet de termes et conditions d’investissement (term sheet), pacte d’actionnaires (définition à venir), versement des fonds, comités de pilotage… En pratique, si vous bouclez votre levée de fonds en 6 mois, c’est bien. Pour ma part, je mets surtout en avant l’équipe et sa capacité à réussir. C’est vrai que je devrai attacher + d’importance aux process. - « Si tu ne vas pas vers les business angels, fais venir les BA à toi (Patrick – 03/05/09) ». Pour celles et ceux qui ne sont pas au courant, il y a un nouvel outil pas mal qui vient de sortir, internet J Servez-vous en pour réseauter et gagner en visibilité, bien avant la mise de votre start-up sur les fonds baptismaux, n’est-ce pas Philippe J !
- Pour la valorisation de votre boite, elle est, selon moi, trop souvent calculée selon vos besoins en cash. C’est un non sens. A bien y réfléchir, je vous conseille à ce stade de ne pas vous figer sur une valo à la Google, mais beaucoup + de garder un gros % de votre capital et de retenir les BA qui vont réellement vous booster. Et n’oubliez pas les prêts d’honneur et autres concours financiers.
- Une fois que vous avez l’argent, c’est pas fini J Il faut rendre des comptes. Selon moi, c’est une vraie chance : la mise en place et le suivi d’un reporting ça vous pose une start-up. Que ça aille bien (c’est mieux J) ou mal, c’est toujours mieux de le savoir. Chez Juste à Temps , ma start-up préférée, nous faisons une situation trimestrielle.
- Vous êtes business angel (si vous envisagez de le devenir, bienvenue au Club J)
-
Avant d’investir, apprenez ! Pour ma part, j’ai compris (après 3 ans de pratique) que j’aime investir des petits tickets (- de 20 k€) avec une grosse implication aux côtés de vrais patrons (en herbe ou existants) prêts à se remettre en cause ; ceci dans des secteurs que je comprends (donc pas trop techniques). Et j’ai fait mon 1er investissement dans le médical sans m’y investir personnellement. Cherchez l’erreur ! Maintenant c’est comme ça qu’on apprend, fiston
- Ne chassez pas seul (e), au moins au début. En adhérant à une association de BA, vous partagerez un deal flow, des compétences, des formations et surtout des avis divers. Pour ma part, je suis très content d’être membre du comité de sélection de Paris Business Angels
- Impliquez-vous dans vos participations, sauf si vous investissez en Tepa (définition à venir) pour optimiser votre ISF. Vous verrez le plaisir que c’est de participer à une aventure entrepreneuriale.
Pour approfondir le sujet, jetez un oeil à :
- France Angels qui représente, fédère et anime les business angels en France.
- Le Hub amorçage Viadeo, communauté d’échanges et d’opportunités.
Pour finir, à moi de vous challenger J Je sens
que Facebook est un bon outil de contact avec de jeunes entrepreneur(se)s, mais vu mon âge, je comprends pas tout… Et comme mon ami Olivier met un peu de temps pour m’épauler, qui peut me conseiller ?
Allez, je vous laisse…
Et je compte sur vous pour compléter ce dictionnaire des business angels™, l’enrichir, le contredire…
Cordialement.
Patrick








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