Business Angel France coup de gueule : Acheter Français c’est bien, vendre Français c’est mieux

dim, fév 12, 2012

Humeur

À l’heure où nos politiques rivalisent de démagogie en nous assénant des « Achetez Français » Business Angel France intervient dans le débat en appelant à vendre et exporter Français à l’heure où notre déficit commercial a atteint 69,6 milliards d’€ en 2011.

En effet à quoi sert de produire en France si les stocks restent sur les bras des industriels ?

Ok Patrick mais que proposes-tu ?

Voici 4 pistes :

1. Corrigeons notre comportement en accueillant chaleureusement les visiteurs étrangers en France et osons sortir de nos frontières pour vendre nos produits et services dans le monde.
2. La France c’est bien, l’Europe c’est mieux : arrêtons de la jouer perso comme Marine Le Pen qui prône une sortie de l’euro et regroupons-nous avec nos alliés européens pour rayonner sur le monde à la manière d’Airbus.
3. Anglais, espagnol, chinois…, dominons les langues étrangères et arrêtons de nous ridiculiser en baragouinant trois mots d’anglais façon méthode à Mimile.
4. Enfin donnons des cours d’économie dès l’école primaire avec une session de rattrapage accéléré pour les politiques. Ceci afin que chaque Français comprenne que comme le dit Thomas Friedman dans La terre est plate, le monde est devenu ouvert, sans frontières commerciales ni politiques, sous le double effet de la globalisation et de la révolution numérique.

Allez, application !

Patrick

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2 Réponses pour “Business Angel France coup de gueule : Acheter Français c’est bien, vendre Français c’est mieux”

  1. Claude Veyrac Dit :

    Salut Patrick,
    Dans ton point 1 qu’entends tu par « visiteurs étrangers » ? S’agit il d’une catégorie extensive qui va des entrepreneurs, hommes d’affaires, entreprises, jusqu’aux travailleurs étrangers peu qualifiés en passant par les étudiants et les diplômés ?
    De l’anti-Guéant et a fortiori de l’anti-Le Pen ?
    Sur ton point 2 pas de remarques, si ce n’est le mot « alliés ». Au niveau grand public c’est sûr que les européens sont nos alliés. Nous allons et nous venons tous d’un pays à l’autre avec beaucoup de facilité et de confiance, en particulier dans l’espace euro. À ce sujet je trouve que l’on ne met pas assez en avant ce rapprochement naturel qui se fait entre les peuples qui utilisent une monnaie commune. Quel agrément et quelle simplification ! Finies les officines de change qui vous piquent des pourcentages! Et cette facilité pour comprendre et mesurer le coût des objets et des services…
    Au niveau économique ce n’est pas tout à fait aussi simple : les entrepreneurs sont concurrents par nature, frontières ou pas. Les alliés il faut les chercher et tisser des liens avec eux. L’exemple d’EADS et Airbus est bon, mais en même temps la vie n’est pas simple entre les alliés.
    Le point 3 est fondamental et ça commence dès le plus jeune âge je pense. Si on démarre l’apprentissage d’une langue étrangère à 4 ou 5 ans, on a d’autant plus de facilité d’en apprendre une ou même deux autres derrière. Le linguiste Claude Hagège dis même que pour l’apprentissage des langues le plus dur c’est les 5 premières, après ça va tout seul !
    Mais pour ça il faut faire monter les langues étrangères plus haut dans la hiérarchie de l’éducation. Pas laisser les mathématiques occuper seul le terrain de la mesure de l’excellence. Peut être que cela passe même par une étude des langues ensemble y compris le français. Il faut admirer les écrivains qui ont écrit dans deux langues tout aussi excellemment ( Joseph Conrad, Franz Kafka et, plus proches, Milan Kundera et Nancy Hudson). Ils nous montrent la voie.
    Pour le point 4 j’irais même plus loin : pas seulement l’économie mais la gestion et en particulier la comptabilité. Aux politiques j’ajouterais les journalistes. Ceux qui s’emmêlent les pinceaux entre les millions et les milliards ou qui ne savent pas comparer les tailles des secteurs économiques et des entreprises..

    Enfin j’ajouterais un élargissement de la notion de production, en ajoutant les services aux produits manufacturés. Dans les deux cas il s’agit d’industries, au sens premier du mot, génératrices de biens indispensables bien qu’immatériels et donc de valeur ajoutée.

  2. hannedouche
    hannedouche Dit :

    Merci de ce commentaire, Claude. Je te sens mûr pour écrire un article sur Business Angel France :)
    Patrick

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